vendredi 2 mai 2008

SOS Journaliste en Danger : APPEL A L’OPINION NATIONALE et INTERNATIONALE ..


L’opinion nationale et internationale a certainement suivi les derniers rebondissements du scandale des films pornographiques tournés à la prison civile
de Nouakchott, révélé en 2005, dans l’art du métier et de la profession journalistique, l’esprit déontologique et juridique par notre journal "Points Chauds".
Malheureusement, aujourd’hui, après 3 ans de la date de révélation de ce scandale, et après les enquêtes diligentées par le juge d’instruction du 2e cabinet à l’époque Jamal Ould Hamza, et qui avait confirmé le fondement et l’exactitude des révélations rapportées par notre parution, on est toujours poursuivi du chef d’accusation portant "non information des autorités avant publication". Une accusation que ni la loi régissant la liberté de presse de 1991, ni l’ordonnance relative à la réforme de la presse de 2006 ne définissent comme violation ou passible de poursuite. A ce titre, nous informons l’opinion publique que la direction du journal "Points Chauds" a exprimé son étonnement face à la procédure engagée par le parquet portant traduction de notre Directeur Moulaye Najim Ould Moulaye Zeine devant la cour, sans se conformer au minimum des droits garantis par la constitution, dont celui de comparaître devant un tribunal, avec l’assistance de ses avocats, en conformité avec les lois qui régissent la profession.


A cette occasion, l’équipe de "Points Chauds", informe le public –qui en sait d’ailleurs quelque chose- que tout cet acharnement sur la direction du journal, est dû à un article d’analyse, publié dans notre dernière édition N°97 , 24 heures avant que des mains tentaculaires qui détiennent en otage aujourd’hui le pouvoir judiciaire, ne donnent les ordres de sa convocation. Une interpellation qui a été faite tardivement dans la nuit, à la suite de laquelle ; notre Directeur s’est présenté le lendemain au parquet pour s'être vu traduit devant le Président de la Correctionnelle sans qu’il ne bénéficie de l’assistance de ses avocats.


Aujourd’hui, cette manœuvre montre qu’il y a des lignes rouges pour la liberté de presse dans notre pays à ne pas enfreindre, au risque d’être poursuivi en justice par tous les moyens.
Comme ils n’ont pas pu convoquer le concerné pour un article d’analyse, ils se sont contentés à des manœuvres arbitraires et donc à déterrer le dossier en dormance du scandale de la prison civile de Nouakchott.
Rappelons ici, que notre journal a constamment appelé les autorités judiciaires à l’épuisement du dossier de la prison civile de Nouakchott et de rendre justice à qui de droit. Le statut de bénéficiaire de liberté provisoire et d’innocent de notre Directeur, nous a toujours conduit à interpeller la justice pour ne pas laisser le dossier traîner dans les tiroirs. Chose qui ne pouvait qu’être fortement préjudiciable pour notre édition et pour notre Directeur.
On n’admettait pas également dans ce dossier d’être aligné pour les faits incriminés au même degré que le producteur et le réalisateur des films pornographiques de la prison civile de Nouakchott, comme on a toujours insisté pour que notre jugement soit effectué selon les lois judiciaires qui régissent la presse.
Il est aussi à se demander comment notre confrère Abdel Fatah du quotidien Al-Aghsa écope un verdit pour dénonciation calomnieuse donc fausse; alors que notre Directeur se voit reprocher le fait de ne pas avoir dénoncé. Autrement dit, comment ce qui a été publié par le quotidien Al-Aqhsa avait été considéré comme une dénonciation, alors que ce qui a été publié par "Points Chauds" ne l’est pas.
A cette occasion donc, nous interpellons toutes les bonnes volontés pour être prêtes le 13 mai prochain, pour s’élever avec Elles-mêmes et avec nous, les mesures prises à l’encontre de "Points Chauds", étant des mesures qui la visent dans sa totalité en premier.
En effet, ces mesures sont de nature à circonscrire le domaine de la profession journalistique et à terroriser des professionnels d’un 4e pouvoir avant-gardiste dont les acteurs exercent leurs métiers en parfait respect des lois en vigueur.


Nous lançons un appel à toutes les organisations de Défense de la liberté de presse et des Droits de l’Homme à condamner vigoureusement cette attitude visant à porter préjudice à un journal qui refuse la mainmise d’un pouvoir et qui a toujours œuvré dans le cadre de sa mission à conscientiser l’opinion publique et à l’informer des affaires qui la concernent en toute honnêteté et conformité de la loi en vigueur.


Nous demandons aux organisations internationales de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse, malgré les "rapports payés", dont l’objectif final est toujours de mystifier les faits et pour donner une image flagorneuse de la liberté de la presse qui n’est pas celle qui existe réellement où le clientélisme, le favoritisme ont toujours primé dans les relations entre la presse et le pouvoir actuel.

La DIRECTION DE PUBLICATION
points chauds

samedi 12 avril 2008

صدق أولاتصدق..!

غريب جدا أمر شرطتنا الوطنية فبعد أن أبانت عن عجزها الواضح فى متابعة الفارين المتهمين بتهم القتل والإفساد فى الأرض أحرى رد الصاع صاعين لمن مرغ كرامة الأمن وقادته فى الوحل حين خرج مرفوع الرأس من معركة إستنفدت فيها الشرطة كل إمكانياتها وأكثر دون أن تستطيع تحقيق أي من أهدافها التى جاءت من أجلها،ليتضح أنها لم تجد مايصون الكرامة المزعومة ويحفظ ماتبقى من ماء الوجه سوى الإعتداء على مواطنين أبرياء كانوا يتوقعون كل شيئ سوى أن تغير عليهم شرطة سخرت لخدمة الشعب وحمايته أوهكذا كان يفترض منها ذلك،وتروى بدمائهم الزكية الأرض.
إن الأحداث الدامية الأخيرة التى شهدتها بلادنا كشفت عن سوءات جهاز الأمن فى بلدنا وأظهرت لمن كان لديه أدنى شك فى ذلك -وقليل ماهم- أن الأجهزة الأمنية عاجزة عن رفع التحدى وغير مؤهلة من الناحية التقنية واللوجستية لمجابهة هذه التحديات التى تطل برأسها وتلقى بظلال ثقيلة على الوضع الأمنى فى بلد ظل إلى وقت قريب بعيدا عن الإرهاب وتأثيراته ومخلفاته الكارثية. ولذلك فإن الأحداث الأخيرة بدء بهروب المتهم ولدسيدينا من قبضة القضاء إنتهاءا بتملصه من يد الأمن،تفرض على من يهمهم الأمر فى هذا البلد مراجعة حساباتهم والتفكير العميق فى الوضعية التى آلت إليها الأجهزة القضائية والأمنية فى هذا البلد،ليتم بناء هذه الأجهزة والهياكل وفقا لأجندة جديدة ورؤى جديدة غير التى اتضح أنها أسست من أجلها، وأعتقد أن عملية الإصلاح تلك تتطلب الكثير من الجهود والتفكير الجدي والعميق ليس فقط فى إصلاح الأجهزة الموجودة اليوم فذلك من الصعوبة بمكان ولكن ببناء أجهزة جديدة تراعى الإحتياجات الأمنية والتحديات الوافدة وتتجنب المنزلقات والحفر التى تردى فيها الجهاز الأمنى القائم اليوم والذى لم يعد خافيا على أحد ما وصل إليه مما جعل البعض يطالب بإعفائه من المهمة الملقاة على عاتقه وإسنادها لجهات عسكرية ربما أكثر مهنية وبعدا عن الشبهات تأسيا بما أقدمت عليه دولة مجاورة بعد أن تبين لها صعوبة ما أفسد الدهر. ولئن كان المواطن البسيط قد خيل إليه على مدى سنوات عدة خلت لتأسيس الجهازالأمنى فى هذا البلد أن الشرطة فى خدمة الشعب فإن القاعدة المتداولة اليوم لدى الجميع هي أن الشعب فى خدمة الشرطة ،فاليوم المواطن البسيط يبذل جهده وعرقه للحصول على مبلغ مالى زهيد يقيه الشر المستطير لشرطتنا الوطنية سواء كان ذاك المواطن بائعا متجولا بسيطا أو سائق سيارة أجرة لاحول ولاقوة لديه. لقد كرس الجهاز الأمنى الموجود اليوم الكثير من المسلكيات المخلة التى يندى لها الجبين وتسيئ إلى وطن بأكمله قبل أن تسيئ إلى الشرطة بعينها ولذلك فلاغرابة أن يظهر المواطن وبنظرة مبسطة ساذجة وكأنه ند لشرطتنا الوطنية فرحا بما أصابها متمنيا لها الزوال كما يتمنى للإرهاب ذلك، ولا غرابة فالعنف والظلم وجهان لعملة واحدة،"تعددت الأسباب والموت واحد
"..

إمام الدين ولدأحمدو
Imam04@maktoob.com
ani

mercredi 9 avril 2008

la curiosité m a ammener hier apres midi 08 avril a aller voir les preparatifs de nos onz nationeaux au stade olympique de nktt.
ma foi il fallait voir comment est le foot en cette contrée;voir cet entrainneur sabotteur que la ffrim a engager voir cette comedie qu on essaye de nous faire avalait bref voir la honte du foot en RIM .
mal organiser l entrainnement ne produirra rein du tout et rien sauf des defaites comme les autres defaites subits par nos represantans;
seul feily sur le bang de touche m a marquer lui qui reve d avoir une grande equipe pour la mauritanie;pour pouvoir appliquer son du journalisme.
merci antar et merci encore.
et qu allah le tout puissant puisse te dnné des vrais mourabitounes goul amin

mardi 8 avril 2008

INSIDIEUSE DERIVE DE LA MAURITANIE VERS LE WAHHABISME

Présenté devant le juge d’instruction, le jeune prévenu Sidi Ould Sidina, co-auteur présumé du meurtre de touristes français en Mauritanie, le 24 décembre 2007, réussit, le 2 avril 2008, à se débattre, sauter de l’enceinte du Palais de justice et échapper ainsi à ses gardiens. L’ «évasion», en compagnie de l’un de ses cousins agent de police, s’est déroulée en plein jour, à Nouakchott.
Ould Sidina - déjà jugé et libéré lors d’un procès pour des faits similaires - et son complice de lointaine origine française Ould Chabarnoux, étaient détenus à la prison de Dar Naïm, au nord de la capitale. Situé sur un terrain vague, à découvert entre deux chaines dunaires, le lieu se trouve sous la surveillance d’une unité de la garde nationale, composée de 3 éléments assis, dépenaillés, au sol, dans une tente militaire, à 200 mètres de l’entrée. Ensuite, juste devant le portail, un poste de garde de deux personne officie devant une guérite en carton-pâte ; il vérifie, une seconde fois, l’identité des visiteurs. Passent, par là, en contrepartie de cadeaux et de bakchich, des colis de cigarettes, d’aliments, de journaux, d’articles de toilette et toute sorte d’objets dont les prisonniers solliciteraient l’usage.
La prison de Dar Naïm abrite les principaux trafiquants de drogue encore détenus et l’ensemble des prévenus islamistes. Elle n’offre, pour l’instant, aucune des garanties de sécurité requises par la qualité des "locataires".
Le lendemain, 4 avril en milieu de journée, les forces de l’ordre encerclent le quartier historique de Nouakchott, dénommé Ksar; elles y installent des barrages filtrants et interceptent les véhicules afin de vérifier leur identité et celle des passagers. L’une des voitures, une Mercédès modèle 190 sombre franchit le cordon à toute allure; le conducteur mis en demeure de s’arrêter n’obtempère pas. S’ensuit une course-poursuite et des coups de feu tirés, par les policiers, sur les roues du véhicule suspect. Finalement, les occupants se rendent; parmi eux, l’on retrouve Ely Ould Beddy Ould Mohamed, une figure de notoriété parmi les groupes de jeunes salafistes, recherché depuis 2006. Les tirs, en plein jour dans les rues de la capitale ont accentué, au sein de la population, l’impression générale d’amateurisme et d’instabilité croissante, depuis l’attaque impunie de l’Ambassade d’Israël, par une poignée d’activistes toujours introuvables. Sur ce, L’Emir du Qatar s’empresse de quitter la capitale, sans protocole au salon d’honneur ni délégation d’accompagnement.
Pour l’instant, les premières sanctions frappent déjà les échelons subalternes tels le régisseur de la prison de Dar Naïm, le substitut du procureur général et le juge d’instruction. Or, compte tenu de la profondeur de l’influence ces milieux salafistes dans l’appareil d’Etat, notamment la justice, de telles mesures ne semblent pas de nature à convaincre l’opinion et les partenaires extérieurs, d’une réelle volonté de rupture et de réforme.
Au moment où des voix de plus en plus autorisées s’inquiètent de l’influence des salafistes sur l’appareil judiciaire de la Mauritanie, pays dont la législation pénale s’inspire littéralement de la Charia, d’autres signent confortent l’impression que la Mauritanie devient, au sens plein du terme, un Etat Islamique, sur le modèle du Wahhabisme, avatar qualitatif dans le processus d’évolution vers la théocratie.
Au terme de sa session, la Cour Pénale près le Tribunal de Kiffa, siégeant en première instance, a prononcé, le 24 février 2008, des peines cruelles et dégradantes, certes conformes aux prescriptions de notre norme mais en totale contradiction avec les engagements internationaux de la Mauritanie, lesquels priment, selon les standards du droit international ; les faits datent de quelques années déjà et aucun juge, sous la dictature du Colonel Ould Sid’Ahmed Taya, ne se serait risqué à un tel verdict. En voici le détail : 1/ Meurtres :- L’accusé Ahmedou Ould Rachid a été reconnu coupable ; les ayant droit de la victime lui ont accordé pardon, ainsi, est-il condamné à :
-1 an de prison ferme,-100 coups de fouet,-Paiement de dommages et intérêts- L’accusé Abderrahmane Ould Abdallahi : condamné à mort,- L’accusé Boubacar Fofana : acquitté,- L’accusé Mohamed Lemine Ould Saleck : non justiciable car mineur2/ Adultère, fornication, naissance d’un enfant naturel- L’accusée Bhaida Mint Walid : reconnue coupable de Zina dont la peine correspond à 80 coups de fouets mais jugée inapplicable pour cause de handicap mental. 3/ VolL’accusé Moustapha Ould Sidi Mohamed : reconnu coupable et condamné à :-rendre les biens subtilisés,-amputation de la main droite 4/ DiffamationL’accusé Mohamed Ramdane Ould Yaghoub dit Khouna : reconnu coupable et condamné à :-80 coups de fouet,-Paiement des dommages et intérêts Depuis quelques semaines à Nouakchott, la consommation d’alcool dans les restaurants et les débits de boisson est soumise à des contrôles stricts, en dépit de la tolérance dont jouissaient les vendeurs de ce produit prohibé. Deux magistrats d’obédience salafiste se sont illustrés par un zèle personnel à empêcher la vente des vins et autres spiritueux dans les lieux publics. Les juges n’ont jamais osé soulever avant l’avènement du régime civil en mars 2007. Leur empressent s’est accentué surtout depuis le début de l’année 2008. Ils procèdent ainsi : l’un d’eux, aux heures d’affluence, pénètre dans un restaurant, à l’improviste, muni d’une autorisation de perquisition qu’il s’auto attribue et signe ; il ordonne la cessation immédiate du service et se met à inspecter les tables, une à une, allant jusqu’à renifler les verres des clients, en détail, s’efforçant de vérifier, par l’odorat et l’œil, l’identité et la qualité du breuvage. Il faut rappeler que ces praticiens de la justice ne se font pas assister par des œnologues, ni des échansons, métiers introuvables en Mauritanie. De nombreux hôtes ont subi ces vexations et en protesté auprès de leurs ambassades ; parmi les victimes de ces intrusions, l’on compte une délégation de l’Union Européenne, dérangée, en plein dîner, au restaurant La Salamandre, à Nouakchott. Pourtant, en matière de délit alimentaire, les non-musulmans bénéficient, selon les préceptes de la Charia, d’une exemption de proscription. Au plus fort des inspections, l’incorruptible juge d’instruction Mohamed Ould Cheikh Sidiya se rendait lui-même sur les lieux, pour y faire prévaloir la bienséance. Il sévissait en connivence avec le Procureur de la République Ben Amar Ould Veten, limogé, depuis, pour d’autres motifs. A ce jour, les contrôles du genre se poursuivent, tandis que les restaurants, bars et boîtes de nuit visés rechignent à continuer de verser des pots-de-vin (c’est le cas de le dire) aux commissaires de police qui leur promettaient protection. Ils dénoncent, à la fois, le chantage des forces de l’ordre et l’inquisition judiciaire, source de désaffection par le chaland. Les boissons alcoolisées sont l’objet d’un trafic juteux auxquels se livrent des mauritaniens de « bonne famille » et des diplomates ; le produit, légalement importé par les ambassades, finit dans d’autres verres ; les hôtels bénéficient d’une licence implicite. Moins spectaculaire mais tout aussi révélateur, des hommes de loi pénètrent, de nuit, dans les petits hôtels et appartements locatifs de Nouakchott, pour y procéder au constat de liens adultères ou de fornication. Leurs agents rabatteurs de la police font subir des contrôles humiliants, aux couples installés, à des heures tardives, dans les véhicules en stationnement. En ces circonstances, un homme et une femme surpris ensemble, doivent protéger leurs honneur et sûreté, en s’acquittant d’un montant proportionnel au potentiel scandaleux. Là, encore, le zèle des magistrats prend source dans une acception moraliste et ultra répressive du sexe, axe obsessionnel dans le discours salafiste sur les mœurs et la vertu. Des sources concordantes assurent que le regain de vigilance des pouvoirs publics ne sert qu’à la surenchère du racket, au bénéfice de magistrats et de policiers. Ainsi, avec tous les problèmes concrets de la Mauritanie d’ici-bas, l’Etat prétend gérer l’après-vie de ses citoyens. L’objectif du retour à l’application de la Charia dans une société islamique à 99.9% dissimule bien des échecs, sur le mode de la diversion par contrefeu. Le soudain excès d’orthodoxie anachronique eût mieux été employé à exécuter les nombreuses lois contre l’assassinat collectif, la torture, l’expropriation à visée raciste, le vol du bien de la communauté, l’impunité de l’esclavage et le viol des jeunes filles sous couvert de mariage – d’ailleurs forcé. Le phénomène de la prohibition active, des condamnations à la peine capitale et aux châtiments inhumains, demeure inédit depuis la régression obscurantiste sous le Colonel Mohamed Khouna Ould Haïdallah (1980-1984) ; d’ailleurs, le pays ne compte toujours pas de juge au féminin ; pire, les mauritaniennes, au prétexte de leur infériorité, continuent à y subir, par le droit, des discriminations de témoignage devant les tribunaux, de divorce, de choix du conjoint, de successions, sans oublier leur exposition au gavage à l’excision, deux abus, devenus résiduels, il est vrai. Connu pour sa modération parce qu’issu d’une lignée maraboutique soufie, néanmoins Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le Président démocratiquement élu, multiplie les concessions aux groupes salafistes, leur accorde un portefeuille ministériel et va jusqu’à en recevoir les figures de proue, lors d’une audience officielle. Le retour au congé hebdomadaire du vendredi et l’érection d’une mosquée dans l’enceinte du Palais accentuent l’impression d’un surcroît de religiosité démonstrative dans la direction de la cité. Naguère, les mauritaniens priaient, à même le sol, sous le toit universel du firmament. Leurs croyances, encore mêlées de tribalisme, de fétiches et d’esclavage, tendaient au pragmatisme, d’où une certaine aptitude à la tolérance. Aujourd’hui, elles portent l’empreinte d’un nationalisme d’essence raciale ; s’y exprime, sur le mode du délit de faciès, une nouvelle tonalité de xénophobie qui cible surtout les juifs et les chrétiens, non sans amalgame à la géopolitique conflictuelle du Moyen Orient. Aujourd’hui, l’appareil judiciaire abrite le laboratoire le plus audacieux de cette tension graduelle au monisme. Des édiles d’une piété agressive, toutefois véreux, féodaux de mentalité, porteurs d’une idéologie de l’inégalité par la naissance et la foi, y amplifient leur influence, au détriment de la paix dans le pays et des Etats voisins. Contre rétribution, ils vendent le verdict, exonèrent, de sanction, les auteurs d’esclavage, voire s’empressent de faire libérer les trafiquants de drogue et des terroristes, même pris en flagrant délit. Au-delà de l’indispensable clarification du rapport de la religion au pouvoir temporel en Mauritanie, il s’agit, ici, d’une affaire de sécurité régionale autant que de stabilité locale. En vertu de notre rôle d’association de la société civile, nous sonnons l’alarme. Oui, la Mauritanie de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi se trouve, par le double effet de la négligence et de l’impunité, sous influence d’un islamisme rampant. Grâce à sa discrétion, le phénomène s’amplifie à l’abri des regards et de la plus élémentaire prévention.
Conscience et Résistance
Nouakchott, le 4 avril 2008

mercredi 27 février 2008

Elmalouma la princesse de la musique maure





grandit nourrie par les chansons de son père, Moktar Ould Meïddah. A l'adolescence, elle compose ses propres chansons dont les thèmes - inégalités, mariages forcés - déplaisent aux autorités de son pays. Pendant dix ans, il lui sera interdit de chanter librement. Rebelle et engagée, Malouma n'abandonnera jamais. Aujourd'hui, elle est toujours là avec la même conviction. «Nour», son nouvel album, propose la plus belle des facettes de la blueswoman, soit un chant lancinant et dépouillé cohabitant avec des instruments traditionnels, guitares électriques et beats dansants. Considérée comme une des plus grandes musiciennes et chanteuses de son pays, Malouma ne fait que commencer sa conquête des autres contrées. Celle qui s'est toujours souciée des autres a été nommée sénateur au sein du gouvernement mauritanien tout récemment. Un poste pour faire changer concrètement les choses.
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En Mauritanie, on la regarde avec méfiance. Femme mais star, sénatrice mais trublionne! Malouma a pour modèle Aretha Franklin et elle adore plus que tout le blues... Elle se rit d'ailleurs des distances atlantiques, si bien que l'on croit parfois se retrouver dans une petite église de Harlem, un dimanche matin, ou alors dans le désert où elle lance imprécations et prières en direction d'un ciel dont elle semble craindre qu'il ne soit sourd. Malouma chante en arabe les inégalités de l'amour, l'injustice; ses musiciens, dont un guitariste blanc qui fait tache (pardon!), ne sont pas avares de décibels. Quant à ses deux choristes, fringuées comme des bonbons, elles exécutent soudain une danse du feu dont on se doute bien qu'elle provoque des débuts d'incendie dans la mâle assistance.Mais quand Malouma se rappelle les secrets chuchotés de ses mères, et que tombe le voile d'un bleu diaphane de ses atours compliqués, c'est d'une très altière beauté qu'elle nous apparaît soudain.
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«Je suis venue à la politique par hasard. Mais, j'ai toujours voulu le changement aussi bien social qu'en musique», raconte Malouma, chanteuse de Mauritanie où elle a été élue sénatrice et a connu des années de bannissement musical dans un Etat secoué par les putschs militaires. Elle publie ce nouvel album chez son label de prédilection, émanation discographique du célèbre festival Musiques métisses d'Angoulême. Il s'agit cette fois d'un chant lancinant, plus dépouillé, à la simplicité raffinée. Des compositions limpides où l'on retrouve quelques invités de marque, Bojan Z, Smadj de DuOud ou Loy Ehrlich du Hadouk Trio. Elle chante des textes de paix déclamés comme des prières qui prennent le temps d'installer une ambiance de contemplation charmeuse. La plupart des instruments sont modernes, du xénophone de Bojan, de la guitare de Pierre Fruchardà la batterie de Laurent Robin. Parfois, la musique prend des allures farouches avec les percussions qui soulignent l'élégance d'une tradition reconnue comme l'une des plus sophistiquées au monde.
source:liberation/le matin

lundi 25 février 2008

Ould Téguédi partira pour la JSK?


Dans l’une de nos précédentes éditions, nous avions évoqué l’intérêt que porte la JSK pour les trois joueurs saïdis, Cheikh Hamidi, Mohamed Seguer et Ahmed Ould Téguédi. Jusqu’ici, il n’y a rien de nouveau à part que depuis, le club kabyle a fait de cette opération une priorité, notamment en ce qui concerne le Mauritanien Ould Téguédi. Selon nos informations, le président de JSK est sous le charme de cet élément qui ne cesse de faire sensation en championnat sous le maillot du MCS. Ses buts spectaculaires, le dernier en date face à l’USMBA à l’occasion des 16es de finale de la Coupe d’Algérie, font parler d’eux, par la même occasion, ils ne font que faire attirer les feux des projecteurs sur cet élément. Toutefois, il y a deux problèmes. Le premier est que, contrairement à ses deux coéquipiers, le joueur est sous contrat avec le MCS. La JSK devra donc négocier avec le club de Saïda. Le deuxième est que la JSK, qui compte trois étrangers dans son effectif, devra se séparer de l’un d’eux s’il le transfert de Téguédi est conclu. On imagine mal la JSK se séparer de Demba et Coulibaly, deux éléments confirmés à leur poste. Il reste le cas Wassiou. Celui-ci pourrait donc faire partie de cette transaction.

LEBUTEUR

vendredi 22 février 2008

جلبت لنا العار يا استاذ




مساهمة ديدي ولد السالك في " قضيته الليلة" بعد نشرة الحادية عشرة بقناة الجزيرة من الرباط مساء الاحد الثامن عشر من فبراير الجاري، جلبت لنا عارا كبيرا وخاصة ماكرره الاستاذ اكثر من مرة حول المغرب كعمق لموريتانيا واهمية ذلك بالنسبة للعديد من المثقفين الموريتانيين، وأن موريتانيا فرع لجذر في المغرب.
- كنت سأعذر الأستاذ وأطبق المثل: ترك السفيه بلا جواب, لولا وقوعي اليوم على راى وزيرة الثقافة الصحراوية السيدة خديجة حمدي على أستاذنا المخجل .
-وعند قرائتي له إنفلتت من عيناي الدموع ومن داخلي إنطلقت التنهدات.. .
-ليتك مت قبل تلك اللحظات,ليتك مقطوع اللسان يا ديدي, يا من أخجلتنا بإبعادنا ونكراننا لجزء منا .
أخترت لك عزيزي الزائر مقتطفات متفرقة من رد إمرة بسيطة علىأستاذ جامعي
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اذا كان العمق بالمفهوم الحضاري والتاريخي بكل معطياته وتجلياته الانسانية والاجتماعية والثقافية، فهنا وليسمح لي الاستاذ الكريم، أن أقول أنني اتالم كامراة من " البيظان" لذلك حقا. فنحن ابناء المغرب العربي بل وحتى الوطن العربي الممتد من المحيط الى الخليج، نؤمن باننا من بعض وان كل واحد منا هو امتداد للاخر وانه عمقه بكل المفاهيم التي تفرضها الارض والدين واللغة وكل مقاييس الانتماء القومي الرائع، الا انني اؤمن ان عمق موريتانيا الاول هو في الصحراء الغربية وان عمق هذه الاخيرة الاول في موريتانيا قبل غيرها.فانا ياسيدي، تتحرك مجاميعي الروحية عند ما أرى "ملحفة او دراعة" قبل ان اتاثر "بجلابية او طاقية او شربيل". واطرب لفن "ديمي" او "علية" او "سكتو" "سيداتي" او "سدوم" او "الشيخ"، قبل ان اطرب لفرقة مغربية من "زيان" او "سوس" واتابع رقص احدى الفرق التقليدية من الحوض" او"اطار" قبل ان اتابع" الحاجة تيحيحيت" او غيرها رغم جمال الفن المغربي واصالته العربية والامازيغية.
وانا – رغم شغفي الجنوني بالشعر العربي من معلقات عكاظ الى تلاوينه الجميلة ومضامينه المتعددة من محمود درويش الى السياب الى نزار قباني الى احمد مطر وغيرهم، يستحوذ علي الشاعر ولد عبدالقادر عندما يقول:في الجماهير تكمن المعجزات ......الخ ويجعلني المرحوم "بوكي" بحكايته على اوتار تيدينت مجنونة اتجول بين ربوع ارضكم الطيبة واطرق ابواب تاريخ يحكي عظمة اماراتكم المتواصلة المليئة بالخير الوافر والمقدسة لمثل الجهاد والجوار. ويجعلني فطاحل الشعر الموريتاني العربي والحساني اتفحص الاسماء في قائمة شنڤيط الممتدة تحت عنوان ارض المليون شاعر فاتابعهم في منابر الشعر العربي لاحاول الانفلات بزغاريد امراة عربية يهزها الادراك اللاشعوري بتاثير الكلمات.فلا اظن ياسيدي ان أي موريتاني مهما كانت سعة ثقافته وشمولية نظرته يستطيع ان يحس بالمغرب .كعمق بهذه المفاهيم.
علينا ان نعي جميعا وبمنطق الانتماء حقا ومنطق المصالح ايضا اننا الاولى ببعضنا البعض، وليس من منظور شوفيني للبيظان" كنقطة مشوهة في "جلد ثور"، بل من منطلق اصيل يجعلنا قادرين على ان نكون قوة يفرحها شيء واحد، ويطربها شيء واحد، ويبكيها شيء واحد، وتجمعها "الحسانية" "بتحدادها" الذكي وابعادها السيكولوجية الضاربة في اعماقنا نحن فقط. هذه القوة المؤمنة بعروبتها واسلامها، وثقافتها المؤسسة على التسامح والكرم والشجاعة تكون- بحق- لبنة هامة في أي مشروع مغاربي او قومي بمفهوم اشمل، على شرط ان لايرى فيه الآخرون "لحويط لقصير" للعبور نحو مصالحهم التي يجعلونها فوق كل اعتبار. في الاخير، تحياتي للاستاذ الكريم، ولكل المثقفين والمثقفات بموريتانيا التي نحبها اكثر مما نحب .انفسنا .ونحترمها لاننا بذلك نحترم انفسنا وعمقنا بكل صراحةعلينا ان نعي جميعا وبمنطق الانتماء حقا ومنطق المصالح ايضا اننا الاولى ببعضنا البعض، وليس من منظور شوفيني للبيظان" كنقطة مشوهة في "جلد ثور"، بل من منطلق اصيل يجعلنا قادرين على ان نكون قوة يفرحها شيء واحد، ويطربها شيء واحد، ويبكيها شيء واحد، وتجمعها "الحسانية" "بتحدادها" الذكي وابعادها السيكولوجية الضاربة في اعماقنا نحن فقط. هذه القوة المؤمنة بعروبتها واسلامها، وثقافتها المؤسسة على التسامح والكرم والشجاعة تكون- بحق- لبنة هامة في أي مشروع مغاربي او قومي بمفهوم اشمل، على شرط ان لايرى فيه الآخرون "لحويط لقصير" للعبور نحو مصالحهم التي يجعلونها فوق كل اعتبار. في الاخير، تحياتي للاستاذ الكريم، ولكل المثقفين والمثقفات بموريتانيا التي نحبها اكثر مما نحب .انفسنا .ونحترمها لاننا بذلك نحترم انفسنا وعمقنا بكل صراحة
خديجة حمدي
upes_اتحاد الصحفيين والكتاب الصحراويين